Anne Malherbe, Lucileee, Face à l’Art, rue89…

Textes, photos, noms, événements, idées, blogs : D0010 reprend, transmet, discute… D0010 aime la concurrence, la polémique, la confrontation ! Voici un post qui illustre notre propos - mieux : qui le met en pratique ! Critiques d’art, artistes, professeurs d’économie, de droite, de gauche, blogueurs, jeunes et vieux, célèbres ou inconnus, ils sont là, réunis… Un post pour l’amour de l’art, par pur plaisir, un acte gratuit, pour parler des blogs des autres ; un joli geste, non ?

Papier (recyclé) de Anne Malherbe sur les dessins de Pignon-Ernest. Son post est accompagne de photos qui aident à la compréhension du travail de l’artiste.

(…) des dessins à la pierre noire sur papier ou des sérigraphies, toujours en noir et blanc. Appliqués sur des murs aveugles ou des portes condamnées, ils se tiennent au milieu des affiches lacérées et du plâtre écaillé. La plupart sont inspirés de tableaux du Caravage. De fait, quelques mois avant sa mort, le Caravage séjourna à Naples, où, au cours d’une rixe, il fut grièvement blessé. Choisir le Caravage pour modèle, c’est faire écho au peuple napolitain, à sa misère et à sa violence. (…)

(…)Sur un mur enduit d’un vieil ocre rouge, David brandit glorieusement la tête de Goliath. La tradition dit que le Caravage s’est représenté lui-même sous les traits du géant. Pignon-Ernest a placé la scène dans une fenêtre en trompe-l’œil, et ajouté, dans la main droite du héros, un autre portrait, celui de Pasolini, établissant ainsi un lien entre les deux artistes, qui ont connu le peuple et parlé de lui. (…)

Lucileee parle de Cy Twombly à la Tate Modern. Écriture fine, attentive, à propos d’un dessinateur qui peint depuis soixante ans…

(…) une grande et belle œuvre picturale principalement basée sur une utilisation détournée de l’art calligraphique. De quoi s’agit-il ?
Plus jeune que Jackson Pollock et contemporain de Robert Rauschenberg et de Jasper Johns, L’Américain Cy Twombly s’est installé en Europe, à Rome, depuis 1957. Cette migration vers le Vieux Continent est-elle l’explication de la production d’une œuvre picturale très différente de celle de ses célèbres compatriotes ? (…)

Marie Sallantin ose citer le krach du Contemporary Art Super Business… et le blog Face-à-l’Art croule sous les commentaires… Participez !

(…) Serghei Litvin Manoliu annonce un krach de l’art contemporain en mai 2009 sur le blog D0010 Comment cela va-t-il se passer? Quels en seront les scenari? (…)

Professeur d’économie à Paris I, Françoise Benhamou signe le post “Jeff Koons, chouchou de Pinault, à Versailles: tout fout l’camp” sur rue89. Mais pourquoi dit-elle que Monsieur Koons est un artiste ?

(…) Jeff Koons est certes un artiste, mais aussi un talentueux commerçant… Il propose des œuvres de plus petite taille dont il fait effectuer des tirages massifs. Un exemple: on peut trouver des “Ballon Dog” en porcelaine métallisée, édités par l’artiste, pour la modeste somme de 3000 à 5000 euros. Tirage: 2300 exemplaires. Bonne manière de gagner 11,5 millions de dollars sans trop d’efforts, histoire de joindre les deux bouts entre deux grandes expositions. Même tarif et même tirage pour ses “Puppies”, petits vases en porcelaine blanche. (…)

Commentaires

9 Réponses à “Anne Malherbe, Lucileee, Face à l’Art, rue89…”

  1. Di Brazza le 30 juin, 2008 0:46

    Pignon Ernest ? Tout le monde à genoux. Dont moi le premier si vous ne m’avez pas pris de vitesse.
    Pour le reste:
    Cy Twombly? Le peu que j’en ai vu me pompe. A vélo à cheval ou en voiture.
    Lunettes rouges? Il faudrait lui dire que le rouge c’est plus fashion. Il changerait illico de lunettes.
    Koons un atiste? Mattel aussi. Mais oui, Mattel: les poupées Klaus Barbie.

    amications voilavoilates
    dB

  2. Maria de Oliveira le 30 juin, 2008 17:32

    Merci de m’avoir donné l’opportunité de lire ce papier sur Naples de Anne Malherbe. Et au fur et mesure que je lisais je revivais Naples et ses excés. De vie, de violence, de bruit, de mystère… La turbulence des pierres, les rues dont certaines semblent fuir les églises, d’autres qui mènent nulle part, des palais dont les murs s’éfritent, et les échafaudages que se fissurent les imenses portails aux blasons insolents les cours magiques aux pavés disjoints, le linge qui sèche sur une corde entre deux balcons, une église livrée aux pigeons,femmes en noir, et bien sur les études anatomiques et le christ de San Severo…tout cela regardant attentivement sur les murs couleur de sang toute trace d’une oeuvre de Pignon- Ernest…
    il parait qu’il y a bien longtemps déjà quelques connaisseurs se sont emparés de bouts de papier qu’il en restait…Invisibles ces oeuvres perdurent dans notre imaginaire au pont de vouloir refaire le parcours à chaque voyage dans l’espoir de les retrouver…

    Hélas pour Jeff Koons je ne lui concède qu’un seul art, celui du commerce

  3. S L M le 30 juin, 2008 20:54

    “les immenses portails aux blasons insolents”…

    Merci, Maria, pour ce fort beau texte.

  4. Stéphanie le 30 juin, 2008 21:12

    Merci pour la balade sur la planète D0010.
    Il y a pas mal de plantes rares et de drôles d’animaux dont je suis très loin de comprendre le langage! J’aimerais plus de dessins!

  5. Peter Behrman de Sinety le 1 juillet, 2008 17:19

    (…)Will you forgive me for taking so long to write? I’ve just finished reading all of the “articles essentiels” on the site, with the artist’s pages and the page “premiere visite.” I like your self portrait on the post Qui sommes nous Devenus. I also like your post “quelle est votre definition du dessin,” and Tony Valentine’s work.

    I think La mere, de Louise Bourgeois, is Notre Dame seen from the back.

    It took me so long to write because we were preparing some scans of Madeleine’s photos to send to Fulcrum. Here’s the link I was supposed to give you to their site so long ago. Fulcrumpoetry.com . The editors in chief are both incredible Russian poets, writing now in English.

    Qui est ce qui a ecrit. “Quand je danse je danse? Quand je dors je dors.”?

    Qui a le temps de repondre a toutes mes questions?

  6. Maria de Oliveira le 2 juillet, 2008 13:48

    Si Naples n’était pas une ville inspiratrice qui pourrait l’être?

    Peut-être c’est la raison pour laquelle on essaye de l’asfixier, elle aussi…ah, que des batailles à livrer

  7. Maria de Oliveira le 2 juillet, 2008 14:37

    je repensais à Pignon-Ernest et son art, qui va au delà du propre dessein, car le fait d’avoir choisi de les placer dans des endroits bien précis dans une ville aussi forte que Naples n’est pas anodin . On traverse à l’encontre de l’Art où du moins dans l’espoir de cette rencontre bien précise de ses oeuvres, et on fait ce chemin dans l’Art car elle nous surprend sournoisement à chaque instant. Nous laissant pantois face à tant de mystères

    A Versailles il n’ y a pas de mystère. Tout y est ostentatoire. On ne joue pas sur le même registre.On traverse des galeries pour se regarder… soi même
    ça me vient comme ça à l’esprit - c ‘est on dirait une mise à prix de sa propre tête en jouant au roi

    Vous voyez la différence est que c’est Naples la vraie royale car elle peut se permette d’avoir des échafaudages qui se fissurent…

  8. Serghei Litvin Manoliu le 2 juillet, 2008 21:00

    Maria, Stéphanie dit : “J’aimerais plus de dessins”… Vos textes napolitains sont vraiment beaux, mais nous sommes au milieu d’une affaire assez sérieuse et qui risque de prendre Beaucoup d’ampleur.

    Allez sur : http://www.face-art-paris.org/index.php/?p=100

    (le commentaire de Milarépa Bacot est parfait !)

    Allez sur :
    http://www.azart.fr/forum.html
    (puis cliquez sur le thème “la blogosphère s’enflamme!”)

    (Tristan de Montebello se déchaîne, il finira mal, il finira dans l’art contemporain et ses parents me haïront, oui !)

  9. Maria de Oliveira le 11 juillet, 2008 12:12

    Je n’y peux rien si Stéphanie ne comprend pas ce que l’on écrit. Et pour les dessins, la balle est dans votre camp…upload

    Pour le débat, je n’aime pas écrire sur l’argent, surtout l’argent des autres. Je préfère écrire sur ce que j’aime, quitte à être subtile et que pas tous comprennent que c est de l’art dont je parle

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