SALON DU DESSIN CONTEMPORAIN 2008 (2)

BRÈVES DU 11 AVRIL 2008 À 10 HEURES

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A VOIR ABSOLUMENT:
GALERIE LUCIE WEILL & SELIGMANN > MAHÉ BOISSEL
GALERIE OBJET TROUVÉ > JOSEF HOFER

GALERIE MAURITS VAN DE LAAR > MARTIN ASSIG
GALERIE PIETRO SPARTA > ALAIN SÉCHAS
GALERIE ANDREW EDLIN > HENRY DARGER
(A SUIVRE)

SALON DU DESSIN CONTEMPORAIN 2008 (1)

BRÈVES DU 10 AVRIL 2008 À 15 HEURES

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Image du vernissage, hier vers vingt heures…

A VOIR ABSOLUMENT:
GALERIE FRUEHSORGE CONTEMPORARY DRAWINGS > LAURA BRUCE
GALERIE CATHERINE PUTMAN > GÉRARD TRAQUANDI
GALERIE MAURITS VAN DE LAAR > ROBBIE CORNELISSEN
GALERIE THADDAEUS ROPAC > TONY CRAGG
GALERIE SUZANNE TARASIÈVE > RÉMY JACQUIER
(À SUIVRE )

Serghei Litvin Manoliu: définition du dessin (2)

Glorieux journalistes, critiques indomptables, marchands irréprochables et vous, galeristes d’élite, permettez-moi de vous dire ce qu’est un dessin, car l’heure est grave et le temps presse: le Salon du Dessin Contemporain 2008 ouvre ses portes et je crains le déferlement, la cour des miracles… Les mots sont un bien précieux auxquels nous devons un respect certain. Prétendre transformer Paris en “Capitale du dessin” est une belle aventure qui demande un minimum de connaissances, voyez-vous… Je comprends fort bien qu’il faille vendre (qu’il s’agisse de mètres carrés de stand ou de marchandises diverses, dont certains sous l’appellation trop généreuse, peut-être, de “dessins”), mais la rigueur paye aussi, n’est-il pas? L’expertise, la compétence, le savoir-faire sont aussi d’excellents arguments (comme le disait, d’ailleurs si bien, la grande blonde pulpeuse au petit monsieur indécis…).

Voici ce que le dessin est:

Le dessin est le trait.

Indifféremment
a) du support
b) de l’outil
c) de la matière qui sert a réaliser le trait.

Le dessin est une oeuvre d’art en pièce unique.

Le dessin doit être son propre but et doit se suffire à soi-même.

Et voici ce que le dessin n’est pas:

Aquarelle: car l’aquarelle est une technique de peinture à l’eau basée sur la tache.

Planche de bande dessinée: car la bd est créée pour devenir un multiple, un album, un livre.

Film d’animation, vidéo: car tout procédé où la copié est identique à l’original et impossible a différencier de celui-ci (pellicule, fichier numérique) appartient à la catégorie des multiples, au même titre que la gravure, la sérigraphie, etc.

Last but not least, voici la zone grise des techniques mixtes; quelques exemples de ce qui peut être - et/ou ne pas être du dessin:

- Un dessin rehaussé à l’aquarelle (ou à la tempéra, etc.) est un dessin tant (et seulement tant) que le trait domine et justifie la composition.

-Idem pour une photo sur laquelle l’artiste a dessiné: tant que la photo prédomine, c’est une photo rehaussée d’un dessin. Mais quand le dessin sur la photo fini par avoir le dernier mot, c’est bien d’un dessin qu’il s’agit, d’un dessin sur photo.

- Les cratères helléniques, loin de n’être “que” des poteries, sont, en réalité, des dessins en trois dimensions (sur terre cuite). Et les “sculptures” de Dubuffet sont aussi des dessins tri-dimensionnels.

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Mais quelle est donc votre définition du dessin? Osez-vous définir? Est-ce bien raisonnable? Bien prudent? Attention: définir c’est exclure! C’est dire “oui” pour dire “non”… Ce n’est pas un sport bien démocratique… Une fois de plus, vous voici prévenus! Qui plus est, c’est sacrément européen comme discipline, l’avez-vous remarqué? Bienvenue au Fight Club D0010!

PS: Allez sur le blog d’Anne Malherbe, qui vient de publier trois posts intéressants, présentant, en avant-première, des galeries et des pièces qui seront au salon du dessin contemporain.

Éloge du Dessin à la Halle Saint Pierre (1)

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L’orgueil nous tuera, peut-être, mais combien douce notre mort sera! Oui, car voici venir pour D0010 le temps de la vidéo: Tristan de Montebello, notre partenaire infatigable, nous a fait faire ce saut. Ayez donc pitié, faites nous des compliments! Et mille merci à Martine Lusardy, qui a si courageusement joué le jeu.


Martine Lusardy, la directrice de la Halle, signe deux expositions: Éloge du Dessin (dessins modernes et contemporains) et British Outsider Art (art brut du XIXème et XXème siècle). Le rez-de-chaussée, noir et fermé, mystérieux, joue la magie des maîtres fous d’un temps jadis de la perfide Albion, tandis qu’au premier étage, blanc et ouvert, sont accrochés de manière aérée, en équilibre, les dessins de nos chers collègues “modernes et contemporains”.

Le combat est inégal entre les deux expositions. La magie du temps fonctionne, les chefs d’oeuvre sorties du Bedlam et d’ailleurs c’est du high class vaudou, royal. Et l’accrochage fait que le silence parle.

Il manque à l’Éloge du Dessin l’inattendu, la surprise, mais cette remarque peut cacher un compliment: le niveau des exposition étant toujours bon, le public, blasé, peut jouer les prétentieux. À force de toujours espérer, pour parler d’événement, nous attendons qu’on flingue le pape, et ça ne peut, voyez vous, se faire tous les jours!

D0010 ne devrait même pas mentionner l’exposition britannique, puisque D0010 ne traite que du dessin du vingt-et-unième siècle. Que nos amis nous pardonnent, car nous sommes tous pêcheurs. Et qui plus est, nous confessons nos fautes! Amen.

(À suivre)

Tony Valentine: dessins contemporains (2)

L’artiste est né en 1939 en Écosse; École des Beaux-Arts de Glasgow et d’Edimbourg, diplôme de dessin et peinture (D.A. Edimbourg), en 1962. Arrivé en France en 1968, il vit et travaille dans un village, à côté de la cathédrale de Chartres.

Aujourd’hui, Tony Valentine a soixante-neuf ans. Cela fait trente-six ans qu’il dessine, qu’il peint, qu’il sculpte. Son travail est d’une qualité exceptionnelle, toujours proche du monde celtique. Il vend peu, expose peu, est brillant et doté d’un parfaitement mauvais caractère. Tony Valentin est un outsider qu’aucune galerie ne présentera au Salon du dessin contemporain

Panoramique Tony Valentine

La boule (le fish eye, le judas) ci-dessus s’utilise de la manière suivante:

Vous cliquez dessus, puis vous la mettez en mode “plein écran” en cliquant sur le “X” (le bouton à l’extrème droite, en bas, à gauche), puis vous évoluez LI-BRE-MENT grâce à la souris (clique gauche maintenu…) ou en jouant avec les boutons “+”, “-”, etc, etc… Vous verrez, c’est Magique! Bonne visite d’atelier!

Panoramique et photographies de Nicolas Pfeiffer.

Les extraits en italiques qui suivent proviennent “Des propos à propos pour Tony Valentine” de Raymond Cousse.

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(…) Créer, ici, n’est ni répéter ni reproduire mais presque exactement leur contraire. (…)

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(…) Il y a en lui la volonté d’atteindre l’essentiel non par réduction systématique ou spectaculaire mais par une pratique empirique au jour le jour, autrement plus risquée. (…)

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(…) J’aime sa peinture parce que, plongeant à la racine du mal, elle assume le risque d’auto-destruction inhérent à toute création véritable. Aujourd’hui plus qu’hier - mais bien moins que demain - pas de création qui ne passe par la question préalable de l’auto-destruction. (…)

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Un carnet de croquis…

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