Christian Berst au Salon du Dessin Contemporain
L’art brut et l’outsider art sont peu connus du public et encore moins représentés au Salon du Dessin Contemporain. C’est pourquoi j’écris la-dessus; ne rien faire comme les autres est l’un de mes nombreux principes. Et c’est grâce a tous ces principes que je me trouve à cinquante-cinq ans, et après trente ans de travail, dans la posture étrange d’un sdf de luxe… L’art mène à tout, camarades! Courage, il faut s’obstiner! (Perseverare diabolicum!)La galerie Objet Trouvé (drôle d’idée, ce nom) participe au Salon du dessin Contemporain. Je n’aime pas les gros cubes vides et blancs. Je n’aime pas (en règle générale) les galeries, ce qui est d’ailleurs confirmé par la réciproque. J’aime voir ce qu’on ne montre pas, ou peu…
Parmi plusieurs panoramiques faits par Nicolas Pfeiffer, j’ai choisi celui ou le bureau du marchand est vide, sans mise en scène, sans pose. L’absence révèle autrement la silhouette tendue de Christian qui vient de sortir un instant…
Christian Berst est un éditeur qui a mal tourné, un collectionneur devenu marchand. C’est un idéaliste méfiant qui s’attend au pire. Si je le juge d’après les choses qu’il montre et d’après ses lectures, ça vaut vraiment la peine d’aller le voir, rue de Charenton, à la Bastille.
Quand je lui ai posé la question:
- L’art brut est-il a vendre?
Christian m’a répondu:
- Il l’est, de fait, parce que, étant objet de désir,
tout objet du désir finit par devenir une marchandise…
Commentaires
Ecrire un commentaire:

