Didier Mencoboni chez Catherine Putman
L’exposition de dessins intitulée où ici est ailleurs (26 avril - 28 juin) s’est ouverte samedi. Le titre de l’exposition ne veut rien dire; c’est une mode qui date un peu, ces assemblages pseudo-mystérieux de mots… L’artiste est jeune, travaille à Ivry, et son accrochage est représentatif d’une nouvelle génération de plasticiens: respectueux du métier, de ses traditions; des constructeurs.Phase un: un rêve précis.
Démarche esthétisante: des volutes voluptueuses, des voluptes (cheveux? phantasmes discrets?)…
Phase deux: abandon partiel du lyrisme.
Les traits s’écartent en formant des cercles à l’intérieur du cadre déjà géométrique, rigide, du grand cercle externe.
Phase trois: une attitude rigoureuse.
En succession serrée, les points ainsi obtenus, forment des lignes, comme à l’école: une droite n’est-elle pas une succession de points? Le trait vrai vient d’être remplacé par le “trait-aplat” à la tempera, coloré, joyeux, mais justifié, sans artifice. L’écartement “désordonné” des lignes annonce la phase suivante.
Phase quatre: retour au jeu.
Retour aux voluptes du début, version ADN ou jazz…
Catherine Putman poursuit sa voie propre, celle du papier, sans tomber dans aucun des travers si répandus à Paris, aujourd’hui: ni star système systématique, ni jeunisme obligatoire, ni provocations…
En sortant de sa galerie, rue Quincampoix, j’ai failli - mais failli seulement - entrer dans une autre galerie. Voyant, à travers la vitre, une grosse installation très cablée dont les lettres formaient un horizontal FUCK YOU subtil et original de trois mètres de long, j’ai préféré m’abstenir et suis allé chercher ma bicyclette, pour me diriger vers la New Galerie de France…
Commentaires
Une Réponse à “Didier Mencoboni chez Catherine Putman”
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Si, au moins, les lettres composant “FUCK YOU” avait été dessinées au crayon graphite ou au stylo bille… il y aurait eu de l’espoir…!