Galerie Ropac : Landscope sans Baudrillard
La nouvelle exposition à la galerie Thaddaeus Ropac - Paris aurait dû s’appeler : Pourquoi tout n’a-t-il pas déjà disparu ? mais le commissaire se serait alors appelé Jean Baudrillard, au lieu de se nommer Matthieu Poirier. Pourquoi ? Parce que l’idée est excellente, mais la réalisation hésitante. Rien de frontal - le sujet est sensible. Le sujet est Hiroshima (Robert Longo). Le sujet est “le progrès”. Le sujet est la mélancolie du passé. Le sujet est l’angoisse numérisée de l’avenir (version PhotoShop). Vous avez le choix entre le papier peint défraichi, genre château (Ugo Rondinone) et le monde - futur à souhait, genre Abou Ghraib version quatre étoiles - parfaitement parfait de Catharina van Eetvelde.Baudrillard commence son texte, récemment publié dans la nouvelle collection des Carnets de L’Herne, ainsi :
Quand je parle du temps, c’est qu’il n’est pas encore
Quand je parle d’un lieu, c’est qu’il a disparu
Quand je parle d’un homme, c’est qu’il est déjà mort
Quand je parle du temps, c’est qu’il n’est déjà plus
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12 juin 2008 | Galeries |
Commentaires
2 Réponses à “Galerie Ropac : Landscope sans Baudrillard”
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Quand les hommes parlent de Dieu c’est pour ne pas l’oublier
Celui qui est relié n’en parle pas ,il en vit
Buzz
C’est tellement juste
mais il manque
son inconnaissance son silence irréductible
son amour vigilant
et notre cessité