Dessins Guerlain à New York
Cent quarante pièces de la collection de Daniel et Florence Guerlain sont exposés actuellement aux services culturels de l’Ambassade de France à New York (972 Fifth Avenue)et ce jusqu’au 19 mai. Vous pouvez en lire l’annonce sur le site de “Connaissance des arts” et trouver plus d’informations sur frenchculture.org .salon du Dessin contemporain 2008: conclusion
Dessin de Marcel Van Eeden, d’après Van Gogh.
Bravo aux organisateurs du salon du Dessin contemporain: durant cinq jours, les amateurs, les collectionneurs, les artistes ont pu voir, aimer, acheter, détester, bref, partager notre passion commune pour le dessin d’aujourd’hui. Beaucoup de jeunes dans les allées, et un nombre considérable de personnes sortant avec des dessins sous le bras, parfois émues, parfois blasées, mais toutes heureuses!
Voici l’oeil de D0010, nos bonheurs, nos rencontres - et, pour une fois (mais une fois seulement!) nous ne dirons que du bien.
La meilleure galerie étrangère:
Maurits van de Laar (La Haye, Pays-Bas) est un grand marchand d’art, qui défend les dessinateurs contemporains hollandais nés dans les années cinquante et qui sont, déjà, dans les musées. Quand j’ai mentionné son nom à Carel van Tuyll van Serooskerken, le chef du département des arts graphiques au Louvre, passionné de dessin contemporain lui-même, le jugement de Carel van Tuyll a été des plus élogieux…
Marcel Van Eeden et Martin Assig, que Maurits van de Laar a présenté, sont deux dessinateurs de taille internationale, parfaitement distincts par leur facture, au sommet du dessin du vingt-et-unième siècle.
La galerie la plus significative:
Thaddaeus Ropac Paris.
Jill Silverman Van Coenegrachts et Victoire de Pourtalès nous ont comblé avec quelques encres de Chine rehaussées à l’aquarelle de Baselitz (sublimes Remix!) et des dessins de Tony Cragg de belle facture.
La meilleure jeune galerie:
Samantha Sellem (beau - et courageux - one man show Vladimir Velickovic).
Bravo à Catherine Putman pour le fascinant pastel de Mâkhi Xenakis.
Bravo à Claudine Papillon pour les paysages si inattendus, au fusain, de Françoise Vergier.
Les meilleurs jeunes artistes:
Iris Levasseur (chez Odile Ouizeman).
Rémy Jaquier (chez Suzanne Tarassiève).
Et merci à Monsieur Charles Zalber (galerie Lucie Weill & Seligmann) pour ses élégantes leçons de jeunesse - mais aussi pour avoir si bien présenté les émouvants pastels gras au fusain de Mahé Boissel…
Notre définition du dessin a rencontré des critiques: nous en sommes ravis!
Hélas, personne ne s’est encore risqué à proposer d’autres définitions…
SALON DU DESSIN CONTEMPORAIN 2008 (4)
BRÈVES DU 13 AVRIL 2008
A VOIR ABSOLUMENT
Galerie Odile Ouizeman > Iris Levasseur
Fruehsorge Contemporary Drawings > Corinne Laroche
Galerie Anne de Villepoix > Cathryn Boch
Galerie Claude Samuel > Naoko Majima
Galerie Catherine Putman > Mâkhi Xenakis
(A SUIVRE)
SALON DU DESSIN CONTEMPORAIN 2008 (3)
BRÈVES DU 12 AVRIL 2008 À MIDIA VOIR ABSOLUMENT:
GALERIE CLAUDINE PAPILLON > FRANCOISE VERGIER
SAMANTHA SELLEM > VLADIMIR VELICKOVIC
CATHERINE ISSERT > JEAN-MICHEL ALBEROLA
MAURITS VAN DE LAAR > MARCEL VAN EEDEN
FRUEHSORGE CONTEMPORARY DRAWINGS > THOMAS MÜLLER
(A SUIVRE)
Thomas Fougeirol: dessins contemporains
(Le panoramique ci-dessous est le travail de Nicolas Pfeiffer et s’utilise de la manière suivante: Vous cliquez dessus, puis vous la mettez en mode “plein écran” en cliquant sur le “X” (le bouton à l’extrème droite, en bas, à gauche), puis vous évoluez LI-BRE-MENT grâce à la souris (clique gauche maintenu…) ou en jouant avec les boutons “+”, “-”, etc, etc… Pour sortir du mode “plein écran”, faites CTRL - ou pomme - Q. Bonne visite d’atelier!)L’atelier de Thomas Fougeirol est un théâtre, un théâtre destiné au monologue de l’artiste. Sur la scène (l’atelier) les décors sont les grandes toiles qui ne cessent de bouger d’heure en heure, tandis que les dessins sont artistiquement éparpillés par terre: changements de décor… Ces décors représentent des lits, des armoires, des forêts la nuit. Les feuilles de papier sont les costumes de Juliette nue (et, parfois, Juliette nue elle-même), des crânes hamlétiens, les couronnes funèbres d’Ophélie, puis des oiseaux morts, des crucifix baroques, des fenêtres à carreaux (ou bien des châssis?).
Une tragédie? Une mise en scène? L’autoportrait d’un jeune premier shakespearien, alors?
Non: Thomas Fougeirol est un professionnel parfaitement organisé, méthodique, avec ses deux ateliers, l’un à Ivry, l’autre à New York, qui édite des catalogues, parle bien, est ponctuel aux rendez-vous. Son travail est classique, européen, mais avec suffisamment de références new-yorkaises pour pénétrer le marché américain. Sa production est continue. Les dessins donnent envie de dessiner par leur évidence, leur aisance. Son travail est, peut-être, encore trop sûr de soi. C’est un univers tendu, électrique, figuratif jusque dans les monochromes, vibrant, un éloge des anciens, une démonstration orgueilleuse. Les dessins de Fougeirol sont une élégante, très moderne déclaration de guerre: Rastignac à Harlem.
Le salon du dessin contemporain ne saura s’imposer sur le plan international autrement qu’en offrant “la meilleure qualité au meilleur prix”, n’est-ce pas? L’absence d’artistes de la qualité d’un Thomas Fougeirol ou d’un Tony Valentine limite, hélas, l’impact et la crédibilité de l’entreprise, freine son essor; c’est bien dommage…
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