Question: Quand Commence l’Art Contemporain?

Le christianisme commence t-il à la naissance de Jésus de Nazareth? À sa crucifixion? Quand Constantin a sa vision (in hic signo…)? En l’an mille, quand l’Europe se couvre “d’un blanc manteau d’églises”? Ou quand on flingue le pape? Et caetera.

Et l’art contemporain, alors? Non, l’art contemporain n’est pas une religion, nous sommes d’accord, mais un business désespéré, ça, oui! Mais enfin, quand donc commence cet art contemporain, ce vilain petit canard? Googleisez, wikipédisez: il n’y a pas vraiment de réponse. 1950? Avant? Après? Il y a comme une sorte de pudeur, un flou léger; annoncer une date, une date de naissance serait-il indécent? Imprudent, peut-être? Tiens!

J’attends vos commentaires (signés de votre vrai nom, de préférence - les lettres anonymes, moi, vous savez…).

Comme Elisabeth Lévy aurait pu le dire: Entrez, puisque vous êtes – je ne sais trop comment – arrivés jusqu’ici. N’ayez pas peur; (D0010) n’est ni citoyen, ni participatif, ni démocratique.

Armons-nous et partez!

(À suivre)

Commentaires

24 Réponses à “Question: Quand Commence l’Art Contemporain?”

  1. Vince Vint@ge le 18 février, 2008 18:00

    L’art contemporain commence à partir des années 1950 environ. On extrait des grandes figures de l’art moderne comme Matisse, Picasso, Braque et Léger, eux c’est l’art moderne. Et on démarre avec l’Ecole de Paris, L’expressionnisme abstrait américain (l’action painting), l’Abstraction Lyrique (Mathieu, Hartung, Degottex…) et Gutaï au Japon, parallèlement. Puis Klein puis les Nouveaux Réalistes puis l’Art conceptuel et minimaliste. Joseph Kosuth s’assied sur une chaise et nous montre par l’image, par la défintion textuelle et par sa représentation (via la photo d’une chaise) LA CHAISE. L’art contemporain peut commencer. Merci à Matisse, à Picasso et à Marcel Duchamp bien sûr, pour son ready-made.

  2. S L M le 18 février, 2008 19:20

    Alors, la vieille histoire des anciens et des modernes deviendrait celle des modernes et des contemporains. Un déplacement sémantique…

    Il n’y aurait donc que cela: l’Histoire serait-elle devenue innocente?

    Et l’Art serait-il devenu bienfaisant?

    Merci, Marcel (en quelque sorte)?

    Merci, Marcel!

  3. Marine falk Leplat le 19 février, 2008 12:07

    L’art de “notre temps” ? quel est donc notre temps ? Les années 50 sont-elles notre temps? Ne sont-elles pas déjà nimbées d’une poussière de siècle passé?
    Je suis hélas néophyte, mais l’art contemporain ne devrait-il pas être l’art en vie, l’art en présence, l’art qui nous façonne maintenant(surtout demain)?

  4. Manuel Montero le 19 février, 2008 16:08

    Ne mêlez pas Zao Wou Ki à l’art contemporain. L’art contemporain est le retour de bâton apres les beatniks. Il propose un modele de psychose total et de paranoia pour l’homo normalis, son public. Il met dans la rue tout le monde, donnant sa benediction à la supression du droit, à la fin de toute garantie. La desaparition, presque, du petit colectionneur marque la fin du domestique et la clochardisation virtuelle du public. Je pense que ça commence avec les assasinats de John Lennon et Sharon Tate.

  5. Manuel Montero le 19 février, 2008 16:17

    Il faut spécifier? Je considère, en parfait miroir avec monsieur Vintage, que face à Picasso et autres modernes, l’art contemporain, avec son hystérie aïgue, est substantiellement PURITAIN. Et ma dernière allussion va pour l’alliance entre coup médiatique et manque d’éthique.

  6. S L M le 19 février, 2008 17:16

    Marine Falk leplat répond à a question “Quand Commence l’Art Contemporain” par la question: quel est donc notre temps ? puis répond: maintenant et demain.

    Manuel Montero parle de la suppression du droit et la fin du contrat social, de la clochardisation du vrai public face au art business.

    Christian Berst (galerie Objet Trouvé) définissait hier, dans une conversation avec moi, la naissance de l’art contemporain par / à travers la personnalité de Duchamp.

    A suivre…

  7. LEO NEMO le 19 février, 2008 18:06

    l’art contemporain c’est maintenant et le temps de le dire c’est déjà de l’art du passé

  8. yomgui le 20 février, 2008 19:32

    l’art contemporain commence demain à 00h01.

  9. S L M le 22 février, 2008 17:34

    Merci à “yomguy” et “leo nemo” de bien vouloir, en tant qu’invites, jouer selon les règles du Salon de Dessins et signer leurs propos - fussent-ils lapidaires - de leur vrai nom.

    Merci.

  10. yomgui le 3 mars, 2008 7:14

    guillaume alias yomgui
    je réitère ma formule:
    l’art contemporain commence demain à 00h01
    salutations

  11. Milarépa Bacot le 4 mars, 2008 20:07

    Evoquer Duchamp, comme le faisait Christian Berst dans un autre post, c’estt naturellement parler de « l’urinoir » et de la pensée qu’il incarne. Oui, l’urinoir me parait être emblématique du commencement de l’art contemporain. Oeuvre qui donne le vertige tant elle rend caduque les habituels critères de jugement de l’art (savoir-faire, beauté…). Le champ de l’art, en s’affranchissant alors des pratiques, s’est soudainement tellement élargi qu’il semble ne plus connaitre de limite. Tout peut désormais faire art.
    Par effet de contraste le dessin, en exigeant un savoir-faire devenu obsolète, semble incapable de s’inscrire dans cette histoire. L’art contemporain nait avec la mort du dessin.

    Et pourtant. L’apparition récente du terme « dessin contemporain », parce qu’il traduit un concept qui paraît proprement impossible, focalise bien des attentions. Ce chiasme semble indiquer que quelque chose d’inattendu et de nouveau se passe.
    Dans cette perspective, poser la question du commencement de l’art contemporain sur un blog consacré au dessin est loin d’être innocent. Une habile façon, en contextualisant « l’art contemporain » dans l’histoire, de révéler sont aspect circonstanciel, et suggérer l’existence d’autres possibles…
    Peut-être ne s’agit-il pas d’un nostalgique et stérile « retour au dessin », mais bien que la passionnante histoire de l’art est à nouveau en train de s’écrire. Le « dessin contemporain », pour exister, impose de redéfinir le concept de l’art, et donc dépasser l’« art contemporain ». Cela repose sur la capacité du dessin à nous proposer des oeuvres qui soient radicalement du XXIème siècle.
    Et bien, voyons les oeuvres maintenant…

  12. Sonia (Montargis) le 12 mars, 2008 7:28

    J’en ai marre qu’on ne m”écoute pas assez. Je me documente beaucoup sur Internet pour mon histoire de l’art personnelle.L’autre jour, j’étais en galerie prestigieuse à Paris (des dessins entre 5000 euros et 20000 euros !), le 8 février dernier, je commente un dessin et le galeriste me dit que je suis à côté ! Que je ne ” sens ” pas - ce sont ses mots - le dessin de SON artiste. Aussi, il ne me vend pas son dessin. J’ai comme questions qui me turlupinent depuis : la critique appartient-elle aux professionnels ? Internet est-il le lieu de l’amateurisme ? Est-ce que je dois me courber devant un professionnel qui en connaîtrait plus que moi et me toiserait de son professionnalisme infaillible ? J’ai des doutes là-dessus. Eclairez-moi?. Merci. Sonia, Montargis

  13. S L M le 12 mars, 2008 8:58

    Sonia, vous poses bien des questions:

    “la critique appartient-elle aux professionnels ?”
    En tant que “critique”, oui, bien entendu. C’est un métier comme un autre. Mais les critiques sont-ils d’accord les uns avec les autres? Ceci est une autre question… Êtes-vous obligée d’accepter telle ou telle critique? Non.

    “Internet est-il le lieu de l’amateurisme ?”
    Internet est le lieu de rencontres ou professionnels, amateurs, artistes, collectionneurs… se croisent, se parlent. Les amateurs (ceux qui aiment - comme les amants, en latin) et l’amateurisme (terme péjoratif) se rencontrent aussi…

    “Que je ne ” sens ” pas - ce sont ses mots - le dessin de SON artiste.”
    Il y a deux possibilitée:
    1) oui, vous ne sentez pas;
    2) l’artiste n’a su - pas pu - transmettre l’émotion, la vérité de son art (quand il y en a).
    3) les marchands adooorent parler de LEURS artistes…

  14. Bernadette Mora le 20 mars, 2008 16:07

    Comme j’aime bien penser par moi-même et même si on me dit que je me trompe - je m’en fiche un peu souvent, je trouve que mes contemporains sont ceux qui vivent en même temps que moi. J’avais 12 ans en 1950 et évidemment à l’époque même si j’aimais la peinture (mais je collais sur mes cahiers des cartes postales de Fra Angelico, Botticelli, etc.) je ne dirais pas que je considère maintenant Picasso comme un artiste qui nous est contemporain. Quant à savoir ceux de maintenant qui resteront ? En tout cas j’ai horreur que l’on doive “expliquer” aux gens pourquoi il faudrait que tel artiste ou telle oeuvre leur plaise. C’est une affaire trop personnelle et trop liée à la sensibilité, au sens esthétique, au vécu, aux goûts de chacun. On ne forcera jamais personne à aimer quelque chose qui n’attire pas du tout ; on pourra regarder un peu plus attentivement, essayer d’analyser, mais je crois que l’amour ne se commande pas - qu’il s’agisse d’art “contemporain”, “moderne” ou autre du reste. Mais, bon, c’est mon opinion.

  15. Torel Conil monique le 20 mars, 2008 16:30

    L’art contemporain était une malle aux trésors,
    qu’on (?) a transformé en poubelle à force d’y mettre n’importe quoi ,par snobisme peut etre ,par intéret commercial ou politique parfois.
    Mon opinion n’engage que moi et ne nous avance à pas grand chose….
    Merci d’avoir passé un moment avec vous

  16. Corine Girieud le 21 mars, 2008 9:50

    L’amour, en effet, ne se commande pas. Mais il me semble que mieux connaître une personne ou une oeuvre peut parfois déclencher des histoires… d’amour.
    Disons que j’ai envie de croire à ça. C’est ce que j’essaye de déclencher quand j’écris sur le travail d’un artiste ou quand je parle aux étudiants que j’ai en cours. Un regard qui s’éclaire ou un visage qui reste rivé sur l’oeuvre projetée plutôt que penché sur ses notes me ravit !
    Et j’espère que jamais je ne m’entendrai dire : “Non, là, ce n’est pas ce qu’a voulu exprimer l’artiste, vous êtes dans l’erreur, vous ne sentez pas l’oeuvre.” Quand je lis le témoignage de Sonia, je SAIS que c’est bel et bien le galeriste qui est dans l’erreur. La beauté et la grandeur de l’art c’est que tout le monde peut le “sentir”. Et j’en reviens à mon commentaire laissé sur le post “Qu’est-ce que l’art aujourd’hui ?” : c’est des “coins à pique nique”… Au fait, ne sont-ce pas les regadeurs qui font le tableau ?? Je crois que si l’on troque “tableau” par “dessin”, Marcel Duchamp en sera fort aise !

  17. Agata preyzner le 22 mars, 2008 20:42

    Je suis peintre, je suis professionnelle. Je croyais pratiquer de l’art contemporain. L’art d’aujourd’hui, de maintenant. Celui qui pose d’autres questions que l’imitation de l’objet. Qui cherche une vision, une composition, une lumière, une couleur…… Utilisant toutes les techniques, tous les savoir que l’on a, de mieux que l’on peut. Sincèrement, honnêtement.
    A lire la plupart des définitions de ce blog (et aussi en connaissance de certains livres sur le sujet), je suis confuse, je suis en train de perdre cette foi. Mais que m’importe, je ne me définirai plus. Et je ne vais pas définir l’Art!!!!! Juste essayer de continuer .

  18. Georgia Anaïs le 24 mars, 2008 10:07

    J’adhère aux essais de définitions de l’art dit contemporain de Agatha, de Corine et de Torel Conil. J’aimerais ajouter ma contribution en des termes très simples :
    N’appelons pas “Art” ce qui ne l’est plus. Car enfin….appeler “Art”, un dépôt infame de détritus et de canettes de boissons ; de mégots, et de déchets de toutes sortes ; laissant suggérer une beuverie bien arrosée et bien enfumée, le tout oublié sur une table qui donne envie de vomir, est-ce ce que propose “l’Art” d’aujourd’hui ? Sommes-nous si dégénérés ? Et qui est le “dégénéré”, celui qui a produit ce “spectacle” sans aucun investissement personnel ou celui qui a accepté de l’exposer ? On peut vouloir faire passer des messages, les moyens les plus divers sont à disposition, mais de grâce, ne les classez pas dans la rubrique “Art” ! Evitez-nous le dégoût, la déception, le kidnapping. Si l’”Art” consiste à nous renvoyer des images symboliques de nos sociétés, passées au crible d’un messager plasticien ( ou autre) , alors, je préfère l’Art tribal qui savait dire les “choses” avec tant de BEAUTE !!!
    Il n’y a plus d’Art, il y a des arts et l’art de les détourner. Il ne faut pas se leurrer, les galeristes sont des parleurs dont le but est de VENDRE. Les critiques sont des journalistes payés à la pige qui font vivre un journal. N’y croyez pas ! S’ils détenaient la vérité sur la définition de l’Art, ils tiendraient, tous, le même discours. L’Art dit contemporain est certes un art en marche, il bouge, il vit, d’accord, mais qu’on évite de nous envoyer sur des chemins-poubelles, au bout desquels on nous impose de croire que des saletés sont des oeuvres !
    Utiliser les petits ou les gros gadgets jetables de nos sociétés pour en faire des compositions inachevées, vomissantes, kidnappantes et malhonnêtes, ce n’est pas de l’art, mais du détournement et de la prise d’otage, pour utiliser les termes très à la mode d’aujourd’hui.
    J’ai vu six petits pots chinois, de ceux que l’on trouve dans les magasins à bas prix, alignés au pied d’un mur, dans un MUSEE D’ART CONTEMPORAIN. Je n’ignore pas que la Chine nous envahit, je n’ignore pas que c’est une céramique de la dernière des qualités, je n’ignore pas que j’avais, là, devant moi, un morceau d’étagère de bazar ; je pourrais écrire de nombreuses pages sur cette attraction qui m’a été imposée par ce musée d’art contemporain de Bordeaux, mais où était l’Art ? S’il se cachait quelque part, il ne m’a rien appris, il n’avait rien de beau, il sentait l’odeur de la fumisterie. Aurais-je saisi là, un élément de définition ?
    Merci de me permettre de m’exprimer. Georgia Anaïs

  19. Isaac le 26 mars, 2008 17:56

    L’art contemporain s’arrète lorsqu’un artiste décède. Point final.

  20. Laurent Delamarre le 30 mars, 2008 15:45

    En ce qui me concerne l’art est le reflet des préoccupations de l’Homme. Il se manifeste sous des formes multiples en fonction des besoins du monde actuel est future.

    L’artiste dans sa création donne sa propre vision social et personnel.

    L’art contemporain est partout !

    Mais rarement dans les lieux d’expositions traditionnel, parce que depuis que les oeuvres d’art connu sont dénaturé par l’argent roi, nous sommes dans une spirale perverse dans laquelle il y a peu de personnes qui prennent le risque d’en sortir pour faute que tous essaie de vivre de l’art. “je te tiens tu me tiens par la barbichette” vous connaissez !

    Et bien, c’est ça aujourd’hui la majorité du monde de l’art, copains copines et coquins avant tout ! Et gare à celui ou celles qui trahit les règles du jeux ! Tous complices pour le frics facile à gagner et tans pis pour les autres … qui prennent le risque de créer !

    Mon sentiment est que l’histoire jugera très sévèrement notre époque. Que nous sommes que des idiots incapable et lâche face à la situation actuelle et que pour ceux et celles qui en seraient véritablement capable pourquoi se taisent ils et surtout pourquoi ne font rien de significatif pour que cela change ?

    Laurent Delamarre

  21. Buzz l’eclair le 7 avril, 2008 5:29

    L’art contemporain est né en 1946 a Paris
    dans la valise pleine de dollars d’un americain
    qui surpaya quelques toiles françaises .

    contemporain rime avec dollars.

  22. liliane le 2 mai, 2008 21:26

    Que de mots…… l’art n’est pour moi que le plaisir des formes et des couleurs, primaire et vitale besoin de vivre et de m’exprimer. contemporain ? ancien ? cher ? vendable ? montrable……. ? que m’importe le tout est de ressentir ce que je vis en peinturlurant

  23. liliane le 2 mai, 2008 21:29

    Sans aucun doute pas assez intello……..mon commentaire et hors sujet mais que de masturbation intellectuelle pour se faire valoir

  24. S L M le 2 mai, 2008 22:21

    Vous savez, Liliane, il y a de tout… et même des commentaires “pas assez intello”.

    Non, “peinturlurer” n’est pas exactement le genre de D0010, je l’avoue.

    Mais vivre dans le travail, oui.

    “Exprimer”: oui. “S’exprimer”: non.

    “Qu’importe”: oui. “que M’importe”: non.

    “Vivre”: oui. “ce que Je vis”: non.

    Comprenez-vous?

    Merci pour votre sincérité.

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