salon du Dessin contemporain 2008: conclusion
Dessin de Marcel Van Eeden, d’après Van Gogh.
Bravo aux organisateurs du salon du Dessin contemporain: durant cinq jours, les amateurs, les collectionneurs, les artistes ont pu voir, aimer, acheter, détester, bref, partager notre passion commune pour le dessin d’aujourd’hui. Beaucoup de jeunes dans les allées, et un nombre considérable de personnes sortant avec des dessins sous le bras, parfois émues, parfois blasées, mais toutes heureuses!
Voici l’oeil de D0010, nos bonheurs, nos rencontres - et, pour une fois (mais une fois seulement!) nous ne dirons que du bien.
La meilleure galerie étrangère:
Maurits van de Laar (La Haye, Pays-Bas) est un grand marchand d’art, qui défend les dessinateurs contemporains hollandais nés dans les années cinquante et qui sont, déjà, dans les musées. Quand j’ai mentionné son nom à Carel van Tuyll van Serooskerken, le chef du département des arts graphiques au Louvre, passionné de dessin contemporain lui-même, le jugement de Carel van Tuyll a été des plus élogieux…
Marcel Van Eeden et Martin Assig, que Maurits van de Laar a présenté, sont deux dessinateurs de taille internationale, parfaitement distincts par leur facture, au sommet du dessin du vingt-et-unième siècle.
La galerie la plus significative:
Thaddaeus Ropac Paris.
Jill Silverman Van Coenegrachts et Victoire de Pourtalès nous ont comblé avec quelques encres de Chine rehaussées à l’aquarelle de Baselitz (sublimes Remix!) et des dessins de Tony Cragg de belle facture.
La meilleure jeune galerie:
Samantha Sellem (beau - et courageux - one man show Vladimir Velickovic).
Bravo à Catherine Putman pour le fascinant pastel de Mâkhi Xenakis.
Bravo à Claudine Papillon pour les paysages si inattendus, au fusain, de Françoise Vergier.
Les meilleurs jeunes artistes:
Iris Levasseur (chez Odile Ouizeman).
Rémy Jaquier (chez Suzanne Tarassiève).
Et merci à Monsieur Charles Zalber (galerie Lucie Weill & Seligmann) pour ses élégantes leçons de jeunesse - mais aussi pour avoir si bien présenté les émouvants pastels gras au fusain de Mahé Boissel…
Notre définition du dessin a rencontré des critiques: nous en sommes ravis!
Hélas, personne ne s’est encore risqué à proposer d’autres définitions…
Commentaires
3 Réponses à “salon du Dessin contemporain 2008: conclusion”
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d’abord un grand merci
ensuite je risque ma parole après mon trait
pour moi
le dessin est l’aprés tatonnement-son contraire exactement-après tous les repens dans la bataille c’est la victoire noir sur blanc.enfance de l’art dit on parfois au sens que dit l’enfant :juré craché c’est vrai de vrai un pur miracle.
LE DESSIN comporte urgence et necessité il est du tout de suite(non le grand reportage mais du micro-trottoir et ce même si les infos collectées sont utilisées ultérieurement)il doit trouer le mur;à la fois construction et déconstuction il est mon fil à plomb ma ligne pure mon horizon
dessiner est une jouissance:il s’agit de construire contre la mort de cadrer pour ne pas mourir.certes cette définition vaut de façon plus large pour toute création(toute création est issue de l’entre -deux mort nous informe Jacques Lacan)mais quelle que soit la technique employée
le dessin comme la mort on n’y revient pas
:ça emporte ou pas
Entièrement d’accord pour dire que le stand de Maurits van de Laar était remarquable (malheureusement, je n’ai pas l’impression qu’il ait beaucoup vendu?!). Et j’ai aimé par dessus tout les dessins de Marcel van Eeden.
Bon après-midi. Je pense que j’en ai déjà parlé, mais le comble du plaisir pour moi a été d’être témoin de l’étonnement des gens qui demandaient des renseignement sur les prix chez Ropac, puisque à la fois je feuilletais sur la table un catalogue de fusains de Alex Katz, et je me disais “tout ça, ça le mérite”: la scène me semblait un rêve.
Hier je mettais en ligne une ancienne ébauche de cerf-homme. Puis je vois qu’Anne Malherbe a aussi un cerf aujourd’hui et il me vient à la tête d’autres…